Covid-19 : LVMH en première ligne contre le virus

Lutte contre le virus

Déjà intervenu lors des premiers mois de l’épidémie pour pallier le manque de masques chirurgicaux et de gel hydroalcoolique, le groupe de luxe présidé par Bernard Arnault vient d’annoncer financer la recherche sur un nouveau traitement à hauteur de 5 millions d’euros contre le virus.

LVMH réaffirme son engagement contre l’épidémie de Covid-19. Le groupe de luxe français vient de s’associer au prestigieux Institut Pasteur de Lille, qui a annoncé vendredi 9 octobre le lancement d’un essai clinique destiné à « vérifier l’efficacité » d’une molécule agissant contre le nouveau virus. « Les chercheurs de l’Institut Pasteur de Lille ont récemment identifié une molécule particulièrement efficace – in vitro – face au virus SARS-Cov-2 », a déclaré la fondation de recherche médicale dans un communiqué.

Des recherches « vitales », pour Bernard Arnault

Afin de « poursuivre leurs travaux » et de « confirmer l’efficacité de ce traitement, les chercheurs doivent dorénavant et dans les meilleurs délais procéder à des essais cliniques (…) à grande échelle », poursuit la direction de l’Institut, selon laquelle la molécule en question, appartenant à la catégorie des antiviraux et identifiée par la start-up Apteeus, spécialisée dans le repositionnement de médicaments, se révèle « très prometteuse » et « sera sans équivalent si on démontre qu’elle marche in vivo ».

Reste, comme lors de toute recherche sur d’éventuels médicaments, l’épineuse question du financement. C’est là qu’intervient LVMH, l’essai étant financé par une « contribution exceptionnelle » de cinq millions d’euros de la part du numéro un mondial du luxe. L’Institut précise que LVMH est « entré en contact (avec lui) dès l’annonce de ses premiers résultats sur ces travaux ». « C’est grâce à la mobilisation de donateurs et d’entreprises que l’Institut Pasteur de Lille a pu engager ce combat contre la Covid-19 », s’est félicité son directeur général, le Pr Xavier Nassif.

« Face à la pandémie mondiale, la découverte scientifique des chercheurs de l’Institut Pasteur de Lille suscite un espoir de traitement énorme », a déclaré le président de LVMH, Bernard Arnault. « Il est vital que ces recherches puissent se poursuivre et c’est dans ce but, que j’ai décidé d’apporter un soutien pour cette phase capitale d’essais cliniques », a encore expliqué le milliardaire français, qui s’était déjà illustré lors des premiers jours de la pandémie par le soutien massif de son groupe aux efforts de lutte contre le virus.

Fourniture de masques et de gel, baisse des salaires de ses dirigeants : LVMH s’implique dans la crise sanitaire

Dès le 15 mars dernier, Bernard Arnault a ainsi pris la décision de mobiliser la branche cosmétiques et parfums de LVMH (Christian Dior, Guerlain et Givenchy) dans le but de produire 12 tonnes hebdomadaires de gel hydroalcoolique, dont les composants (eau purifiée, alcool et glycérine) étaient présents en grandes quantités dans ses stocks. Une quarantaine d’hôpitaux ont bénéficié de ces livraisons, assurées par une centaine de salariés du groupe. « Nos chaînes de production ont été transformées en usine de guerre, on ne se pose pas du tout la question des profits en ce moment », assurait alors au magasine Capital Claude Martinez, le président de la branche parfums et cosmétiques du leader du luxe.

Face à la pénurie de masques, LVMH s’est également mobilisé pour trouver un fournisseur capable de livrer 10 millions d’unités – dont 3 millions de masques FFP2. Une réactivité permise par la mise en place, autour de Bernard Arnault – transformé pour l’occasion en « vrai général en chef », selon un de ses proches –, d’une véritable cellule de crise, composée d’une dizaine d’experts : acheteur, logisticien, directeur de la R&D, etc. « Notre efficacité opérationnelle en temps de paix est d’autant plus appréciable en temps de guerre », commente, toujours dans Capital, le secrétaire général du groupe, Marc-Antoine Jamet.

Faire acte de solidarité dans l’épreuve passe aussi, parfois, par des gestes symboliques. En pleine première vague, on apprenait ainsi que Bernard Arnault et quatre autres dirigeants de LVMH – ses enfants Antoine et Delphine Arnault, Nicolas Bazire et Toni Belloni – renonçaient à leurs salaires des mois d’avril et de mai. Le fondateur du groupe et l’ensemble de ses administrateurs exerçant des fonctions exécutives ont également annoncé renoncer à toute rémunération variable au titre de l’exercice 2020. Enfin, LVMH a décidé de réduire de 30% le montant des dividendes versés à ses actionnaires.

 

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