Consommation : le pouvoir d’achat des Français à la peine

pouvoir d'achat - français

Pour soutenir le pouvoir d’achat des Français, acteurs publics et privés multiplient les initiatives. Assurance solidaire chez SFAM, suspension des commissions chez AlloVoisins ou encore bons d’achats offerts par les municipalités comme à Aurillac où dans la Métropole bordelaise.

On le craignait, les chiffres le confirment. Près de la moitié des Français (43 %) ont perdu en pouvoir d’achat cette année, selon une étude réalisée par le comparateur Panorabanques. Parmi les personnes qui estiment leur pouvoir d’achat « faible », 64 % considèrent qu’il s’est empiré cette année.

Dans ce contexte, de nombreux Français sont obligés de recourir au découvert bancaire. La moitié d’entre eux (51 %) affirment se trouver à découvert « au moins une fois par an ». La situation est même récurrente chez 20 % des personnes interrogées, dont 29 % des 18-34 ans, qui avouent être à découvert « tous les mois ».

Un constat d’autant plus inquiétant que les ménages seront, malgré la crise, confrontés aux traditionnelles hausses des prix de fin d’année. Ce mois de décembre représente notamment la cinquième hausse des tarifs du gaz. Ils devraient augmenter de 2,4 % en moyenne : 0,6 % pour ceux qui utilisent le gaz pour la cuisson, 1,4 % pour ceux qui en font un double usage (cuisson et eau chaude) et 2,5 % pour les foyers qui se chauffent au gaz.

Face à cette augmentation malvenue, l’UFC-Que Choisir croit toutefois avoir trouvé la parade. « Un conseil tout simple c’est de faire jouer la concurrence. Cette hausse, c’est celle des tarifs réglementés, sachant qu’il y a des offres de marché qui sont moins chères et ont le mérite d’être fixes sur deux, voire trois ans ».

Chez SFAM, une assurance mobile solidaire à 1 € par mois

Mais les Français bénéficieront d’autres initiatives visant à soutenir leur pouvoir d’achat.

Alors que le téléphone portable est devenu indispensable dans la vie de tous les jours, surtout en période de confinement, l’assureur SFAM propose une offre d’assurance mobile solidaire à 1 € par mois, destinée aux personnes en situation de précarité.

« Chez SFAM nous sommes persuadés que chacun doit avoir la possibilité de protéger ses biens, et ce, peu importe son pouvoir d’achat », explique Sadri Fegaier, PDG de la société.

L’offre s’adresse aux personnes percevant le revenu de solidarité active, l’allocation de solidarité spécifique, l’allocation aux adultes handicapés ainsi qu’aux invalides de guerre et à toute personne ayant un niveau de ressources inférieur au niveau donnant droit à la couverture maladie universelle (CMU).

La plateforme de services entre particuliers AlloVoisins a quant à elle décidé de suspendre toutes les commissions et les frais prélevés sur les transactions payées en ligne. Objectif : soutenir le pouvoir d’achat des Français et renforcer l’entraide et la solidarité.

Pouvoir d’achat : Bordeaux et Aurillac se mobilisent

« Nous souhaitons par cette opération de solidarité nationale apporter des solutions concrètes à nos 3,6 millions de Voisins, mis à rude épreuve par la pandémie », souligne Edouard Dumortier, co-fondateur d’AlloVoisins.

Mais les acteurs privés ne sont pas les seuls à se mobiliser. Afin de soutenir l’économie de proximité, Bordeaux Métropole a voté un plan de relance de 80 millions d’euros. Parmi les mesures phares de ce plan, une « Aide conso » de 50 euros par personne va être versée aux ménages dont les ressources sont inférieures à un quotient familial fiscal de l’ordre de 560 euros. Au total, la mesure devrait bénéficier à plus de 103 000 personnes, en particuliers étudiants, personnes isolées et familles monoparentales.

De son côté, la ville d’Aurillac a annoncé l’attribution, sans conditions de ressources, d’un bon d’achat de 30 euros par foyer, à dépenser dans les commerces du centre-ville. « Cette opération vise à soutenir les commerçants […]. C’est un message positif que l’on veut donner aux commerçants, leur dire qu’on est à côté d’eux. Cela vise à soutenir le pouvoir d’achat. Nous luttons contre l’évasion numérique, c’est une mesure anti-Amazon », a expliqué le maire (PS) d’Aurillac, Pierre Mathonier. Le coût de la mesure est estimé à 300 000 euros.

 

 

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.