La présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, a déclaré lundi 16 décembre que les taux d’intérêt devraient continuer à baisser dans les mois à venir, renforçant les mesures déjà engagées pour soutenir l’économie face à une désinflation marquée. Cette décision vise à encourager la croissance tout en maintenant l’inflation sous contrôle.
Une inflation en voie de stabilisation
Lors d’un discours à Vilnius, en Lituanie, Christine Lagarde a confirmé que, si les prévisions actuelles se réalisent, la BCE poursuivra l’ajustement à la baisse de ses taux. « Si les données qui arrivent continuent de confirmer notre scénario de base (…), la direction est claire : nous prévoyons de réduire davantage les taux d’intérêt », a-t-elle indiqué.
Selon les estimations de la BCE, l’inflation dans la zone euro pourrait atteindre l’objectif de 2 % d’ici 2025, un net recul par rapport au pic historique de 10 % enregistré à l’automne 2022.
Un contexte monétaire encore restrictif
La semaine dernière, la BCE a déjà abaissé son principal taux directeur à 3 %, marquant la quatrième baisse depuis juin. Malgré ces ajustements, la politique monétaire reste qualifiée de « restrictive » par Christine Lagarde. Ce niveau élevé continue d’influencer les conditions de financement pour les ménages et les entreprises, freinant l’emprunt et l’investissement.
Cependant, la BCE entrevoit un retour à un taux de référence autour de 2 % en 2025, un niveau jugé « neutre » qui n’entravera ni ne stimulera excessivement l’économie. Cette transition reflète une volonté d’adapter la politique monétaire à une conjoncture marquée par des perspectives de croissance incertaines et une instabilité géopolitique accrue.
Une stratégie ajustable selon les besoins
Christine Lagarde a insisté sur la nécessité pour la BCE de calibrer ses décisions en fonction des évolutions économiques et des chocs extérieurs. « Nous envisageons de revenir à une situation où notre politique pourra s’ajuster en fonction de la nature, de l’ampleur et de la persistance des chocs », a-t-elle précisé.
En stimulant la croissance grâce à des taux plus bas, tout en évitant une résurgence de l’inflation, la BCE cherche à trouver un équilibre délicat. Les annonces récentes traduisent la volonté de l’institution d’adopter une approche flexible et pragmatique pour répondre aux défis économiques actuels.
Ainsi, la BCE s’engage à maintenir une politique monétaire appropriée, ajustant ses mesures au rythme des évolutions économiques, afin de préserver la stabilité et soutenir une croissance durable dans la zone euro.