Des hommes cagoulés ont enlevé un homme dans le 14° arrondissement de Paris. Une rançon de plusieurs millions d’euros a été réclamée. Les auteurs de l’enlèvement l’ont roué de coups et lui ont coupé un doigt.
Un enlèvement planifié et professionnel
Un homme d’une soixantaine d’années a été victime d’un rapt le 1er mai. Il faisait son footing matinal le long de l’avenue du Maine dans le 14° arrondissement de Paris. Des passants ont vu un fourgon au logo d’une importante compagnie de transports faire irruption. Des hommes cagoulés en sont sortis et ont forcé leur victime à embarquer. D’après les enquêteurs, les auteurs étaient aguerris. Ils savaient exactement ce qu’ils faisaient et comment agir.
Le sexagénaire promenait son chien quand il a été attaqué. Le labrador est resté sur le trottoir tandis que l’homme était emmené dans un pavillon de l’Essone près de Paris. Durant sa séquestration, il a été roué de coups et ses ravisseurs lui ont coupé un doigt. Ces mauvais traitements ont été filmés et les images ont été directement communiquées à sa famille.
Enlevé pour de la cryptomonnaie
La victime n’est autre que le père d’un gérant de sociétés qui a fait fortune dans les cryptomonnaies. L’objectif de l’enlèvement s’est confirmé lorsque les ravisseurs ont exigé une rançon de plusieurs millions d’euros en cryptomonnaie. Ils n’ont pas hésité à mutiler la victime pour faire pression sur son fils qui était assuisté de négociateurs.
Tous les échanges étaient méticuleusement préparés. Les auteurs ont eu recours à des moyens de cryptage de données pour brouiller les communications. L’objectif était clair: empêcher les enquêteurs de remonter jusqu’à eux. Cela n’a pas empêché la police de repérer la victime le samedi et de procéder à l’interpellation des auteurs. Les enquêteurs sont en effet parvenus à localiser leurs téléphones et à cartographier leurs déplacements.
Sept ravisseurs entre 19 et 30 ans
D’abord la police a interpellé quatre hommes sur place. Ils ont été immédiatement placés en garde à vue. Le parquet raconte : “Un cinquième homme a été interpellé au volant d’un des véhicules vraisemblablement utilisés par les ravisseurs”.
Deux autres suspects ont été interpellés dimanche. Les sept individus ont moins de trente ans. Le parquet précise que la garde à vue peut “durer jusqu’à 96h”. Les chefs d’accusation sont nombreux : “enlèvement séquestration ou détention arbitraire avec torture ou acte de barbarie commis en bande organisée d’arrestation”. Également “enlèvement, séquestration et détention arbitraire d’otage pour obtenir l’exécution d’un ordre ou d’une condition commis en bande organisée”. Le Parquet de Paris a confié l’enquête à la brigade de répression du banditisme et à la police judiciaire.
D’autres informations à propos de l’enlèvement sont attendues dans les prochains jours. Les prévenus encourent la perpétuité.