Selon la dernière étude annuelle de Panorabanques, publiée ce mardi, les frais bancaires moyens supportés par les Français vont progresser de 1,7 % en 2025, pour s’établir à 228,90 euros. Cette hausse reste toutefois inférieure à l’inflation de l’année précédente, estimée à 2,4 % par la Banque de France, ainsi qu’à la moyenne annuelle prévue pour 2024 (2 %), selon l’Insee. Elle est également moins marquée que l’augmentation enregistrée en 2024 (+2,1 %).
Des augmentations significatives sur certains services
Parmi les postes de dépenses les plus impactés, les frais de tenue de compte connaissent une hausse notable de 6,8 % en 2025, portant leur coût annuel à 22,10 euros, contre 20,70 euros en 2024. Panorabanques relève qu’aucune banque n’a réduit ces frais en 2025, et que trois établissements du Crédit Agricole (Anjou Maine, Touraine et Poitou, Centre Loire) ont même commencé à les facturer, alors qu’ils étaient auparavant gratuits. À l’inverse, les banques en ligne (BforBank, BoursoBank, Fortuneo…) ainsi que LCL, le Crédit coopératif et le Crédit Agricole Normandie Seine continuent d’offrir ce service sans frais.
Le coût moyen de la carte bancaire, qui représente près de 30 % des frais bancaires totaux, augmente quant à lui de 3,2 % en 2025, passant de 64,60 euros à 67,10 euros. Panorabanques souligne que les cartes à débit différé (46,40 euros) sont légèrement moins chères que celles à débit immédiat (46,50 euros). « Les banques gagnent davantage avec les cartes à débit différé, car la commission d’interchange (versée par le commerçant à sa banque) est plus élevée : 0,30 % contre 0,20 % pour le débit immédiat », explique Anna Meylacq, porte-parole de Panorabanques.
Une forte hausse des retraits déplacés
Les frais liés aux retraits déplacés (effectués dans un autre réseau que celui de sa banque) continuent leur ascension en 2025, avec une augmentation de 7,8 % cette année, après une hausse de 10,6 % en 2024. Le coût annuel moyen pour quatre retraits déplacés par mois atteint ainsi 15,40 euros. Cette envolée s’explique en partie par la réduction du nombre de retraits gratuits offerts chaque mois : dix banques ont réduit ce quota en 2025.
Par ailleurs, le prix des virements effectués en agence progresse de 5,6 %, passant de 4,80 euros en 2024 à 5,70 euros en 2025.
Des augmentations plus modérées sur d’autres services
D’autres frais bancaires connaissent des hausses plus limitées, comme les retraits et paiements hors zone euro (+1,2 %), l’envoi du chéquier en recommandé (+1,4 %) ou la lettre d’information pour compte débiteur non autorisé (+2 %). Enfin, certains postes restent stables, tels que l’abonnement à la gestion de compte en ligne ou les commissions d’intervention en cas de découvert non autorisé, qui n’augmentent que de 0,05 %.
En résumé, si les frais bancaires continuent de croître, leur progression reste contenue par rapport à l’inflation. Cependant, certaines pratiques, comme la réduction des services gratuits ou l’augmentation des coûts des retraits déplacés, risquent de peser davantage sur le budget des consommateurs.


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