Après une baisse enregistrée en octobre, la consommation des ménages a repris des couleurs en novembre avec une hausse de 3 %, principalement due à une accélération des achats de biens durables, en particulier de véhicules.
D’après les données publiées par l’Insee ce vendredi, les dépenses des ménages en biens ont progressé de 0,3 % par rapport au mois précédent, soutenues par une augmentation des achats de biens fabriqués et une légère reprise de la consommation alimentaire. En détail, les dépenses alimentaires ont augmenté de 0,3 %, tandis que celles consacrées aux biens fabriqués, notamment les automobiles, ont affiché une hausse de 0,9 %. En revanche, la consommation d’énergie a continué de reculer, enregistrant une baisse de 0,8 %.
Pour rappel, le mois d’octobre avait marqué un recul de la consommation des ménages de 0,3 %, un chiffre qui a été révisé à la hausse de 0,1 point.
En novembre 2024, les biens fabriqués ont bénéficié d’un rebond notable de 0,9 %, après avoir chuté de 1,3 % en octobre. Cette dynamique positive s’explique surtout par l’augmentation des dépenses en biens durables, qui ont progressé de 1,9 %. Parmi ces derniers, les achats de véhicules – voitures neuves, voitures d’occasion et motos – se sont particulièrement distingués, contribuant largement à cette reprise.
Cependant, d’autres catégories de dépenses n’ont pas suivi cette tendance. Les dépenses en habillement et textile ont poursuivi leur baisse, reculant de 0,7 % en novembre, après une diminution plus marquée de 5,5 % en octobre. Cette baisse intervient après une forte augmentation observée en septembre, où les dépenses avaient bondi de 6,4 % selon des données révisées.
Cette reprise de la consommation, bien que partielle, témoigne d’une certaine résilience des ménages face aux fluctuations économiques. Les achats de véhicules, soutenus par des promotions ou des besoins reportés, jouent un rôle clé dans cette évolution, tandis que les dépenses énergétiques et textiles restent en retrait.
Ces chiffres mettent en lumière une dynamique contrastée selon les secteurs, reflétant à la fois des arbitrages budgétaires et des opportunités spécifiques liées à certains biens, comme les voitures.


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