Chikungunya en métropole : faut-il vraiment s’inquiéter ?

La vigilance monte d’un cran en France face au chikungunya. Santé publique France a confirmé, mercredi 24 septembre, plus de 570 cas autochtones de cette infection virale depuis le début de l’année 2025 en métropole. Un record, qui a notamment conduit les habitants d’Antibes à recevoir un SMS d’alerte sanitaire. Mais le chikungunya doit-il pour autant susciter la peur ?

Une maladie rarement mortelle, mais invalidante

Le chikungunya, transmis par le moustique tigre, n’est pas considéré comme une maladie mortelle. Les décès liés au virus restent extrêmement rares. En revanche, ses symptômes sont loin d’être anodins : fièvre, douleurs intenses, atteintes articulaires parfois invalidantes.

Chez certaines personnes, en particulier les nouveau-nés et les personnes âgées, des formes graves peuvent apparaître, avec des complications neurologiques. Mais un point positif existe : après guérison, les patients acquièrent une immunité durable contre le virus.

Une circulation favorisée par le moustique tigre

Le moustique tigre, vecteur de la maladie, est désormais implanté dans plus de 80 % du territoire métropolitain. Sa période d’activité s’étend jusqu’à la fin novembre, laissant plusieurs semaines de risque accru. Difficile de dire si l’épidémie va encore s’intensifier, mais le nombre de cas enregistrés en 2025 dépasse déjà les précédents niveaux.

La comparaison avec La Réunion, où près de 55 000 cas ont été confirmés depuis janvier, relativise cependant la situation en métropole.

Prévention : le rôle clé des gestes individuels

Face à ce virus, pas de vaccin disponible en métropole pour l’instant : la prévention repose avant tout sur la protection contre les piqûres de moustiques.

  • Utiliser des répulsifs cutanés.

  • Porter des vêtements longs et couvrants.

  • Installer moustiquaires, ventilateurs ou utiliser des insecticides.

  • Se rappeler que le moustique tigre pique surtout le matin et le soir… et qu’il est totalement silencieux.

En cas de fièvre et de douleurs inhabituelles, la consigne est claire : consulter rapidement son médecin traitant.

Une alerte à prendre au sérieux, mais sans panique

L’augmentation des cas autochtones de chikungunya en métropole invite à la vigilance. Toutefois, la maladie reste rare, rarement mortelle, et des gestes simples permettent de réduire le risque d’infection. L’alerte d’Antibes illustre surtout un principe : mieux vaut prévenir que guérir, en attendant que la saison du moustique tigre touche à sa fin.

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