Téléphone portable au lycée : Emmanuel Macron défend l’interdiction face aux élèves

Interpellé par des lycéens lors d’un déplacement en Lozère, Emmanuel Macron a défendu l’interdiction du téléphone portable dans les établissements scolaires. Le président estime que les effets des écrans et des réseaux sociaux sur l’attention des adolescents justifient cette mesure.

Le débat s’est invité directement dans une salle de classe. En déplacement à Mende, en Lozère, mardi 1er septembre, Emmanuel Macron a échangé avec des élèves du lycée Chaptal sur l’interdiction du téléphone portable au lycée.

L’établissement avait déjà pris les devants en aménageant des espaces sans téléphone. Mais la mesure est loin de faire l’unanimité parmi les élèves. Certains ont notamment interrogé le chef de l’État sur les raisons d’étendre au lycée une restriction déjà appliquée au collège. Une lycéenne a même qualifié cette décision d’« infantilisante ».

Macron invoque les effets des écrans sur l’attention

Face à ces critiques, Emmanuel Macron a défendu une décision qui repose, selon lui, sur les connaissances accumulées ces dernières années concernant les conséquences des écrans et des réseaux sociaux sur les jeunes.

Le président de la République a notamment insisté sur les effets du smartphone sur la concentration. Selon lui, téléphones et réseaux sociaux « détournent l’attention » des élèves et peuvent nuire aussi bien aux apprentissages qu’aux interactions entre jeunes.

Pour le chef de l’État, l’expérience menée au collège a également permis de mieux mesurer les conséquences de la limitation du téléphone dans les établissements scolaires.

Une mesure qui ne convainc pas les lycéens

Les élèves du lycée Chaptal semblent toutefois beaucoup moins convaincus. L’établissement les avait consultés sur la question : 70 % ont participé au vote et, parmi les répondants, une large majorité s’est déclarée opposée à l’interdiction, ont-ils expliqué au président et au ministre de l’Éducation, Édouard Geffray.

Cette interdiction figure dans la loi visant à mieux encadrer l’utilisation du numérique par les plus jeunes. Le texte a cependant été en partie censuré par le Conseil constitutionnel le 14 août dernier. La disposition prévoyant d’interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans faisait notamment partie des mesures retoquées.

Emmanuel Macron n’entend toutefois pas abandonner ce volet. Devant les lycéens, il a confirmé que le projet concernant les réseaux sociaux devait être retravaillé afin d’être désormais porté à l’échelle européenne.

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