La croissance française repart au deuxième trimestre, soutenue par les exportations et la consommation des ménages

Photo de Mathieu Stern sur Unsplash

Après un début d’année difficile, l’économie française retrouve le chemin de la croissance. Selon la première estimation publiée par l’Insee, le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 0,2 % entre avril et juin 2026, porté principalement par le redressement des exportations et une légère reprise de la consommation des ménages.

Cette performance intervient dans un contexte économique international marqué par de fortes incertitudes. Elle reste toutefois inférieure aux 0,3 % de croissance que l’Insee anticipait auparavant. En revanche, elle correspond aux prévisions récemment révisées de la Banque de France, qui avait relevé début juillet son estimation à 0,2 %.

La consommation des ménages repart légèrement

La demande intérieure retrouve progressivement des couleurs. Hors variations de stocks, elle contribue positivement à la croissance à hauteur de 0,1 point, après avoir pesé négativement sur l’activité au premier trimestre.

La consommation des ménages enregistre une hausse de 0,2 %, mettant fin au recul observé en début d’année (-0,3 %). Cette amélioration s’explique notamment par une progression des dépenses consacrées aux biens manufacturés et aux services. En revanche, les achats de produits alimentaires, de carburants et d’énergie poursuivent leur diminution.

Les dépenses des administrations publiques continuent également d’augmenter, avec une progression de 0,4 %, après une hausse de 0,3 % au trimestre précédent.

Les exportations retrouvent des couleurs

Le commerce extérieur constitue le principal moteur de la croissance au deuxième trimestre. Après un début d’année marqué par un fort ralentissement, les exportations rebondissent de 2,6 %, alors qu’elles avaient reculé de 3,1 % entre janvier et mars.

Cette reprise permet au commerce extérieur d’apporter une contribution positive de 0,6 point à la croissance du PIB, alors qu’il avait fortement pénalisé l’activité lors du trimestre précédent.

Une production en légère hausse

La production totale de biens et de services progresse de 0,3 % après être restée stable en début d’année.

Dans l’industrie manufacturière, l’activité continue de croître mais à un rythme nettement plus modéré, avec une hausse de 0,1 % contre 0,5 % au premier trimestre. À l’inverse, les services marchands accélèrent sensiblement, enregistrant une progression de 0,6 % après seulement 0,1 % trois mois plus tôt.

Les stocks freinent la progression du PIB

L’amélioration de l’activité est toutefois partiellement compensée par l’évolution des stocks. Leur contribution à la croissance devient négative à hauteur de -0,6 point, après avoir soutenu le PIB de 0,9 point au premier trimestre.

Ces variations correspondent aux biens produits mais non encore vendus par les entreprises à la fin du trimestre.

Malgré ce frein, les résultats publiés par l’Insee témoignent d’un retour à une croissance modérée de l’économie française, soutenue par le redressement du commerce extérieur et une reprise progressive de la demande intérieure.

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