Le patron d’Air France-KLM “optimiste pour l’avenir”

Air France Coronavirus

Avec la crise du coronavirus, la plupart des compagnies aériennes se sont effondrées. Le confinement, l’annulation des événements et la peur du virus a limité ou annulé la quasi-totalité des déplacements, même professionnels. Si certaines entreprises ont dû mettre la clé sous la porte, d’autres, comme Air France-KLM, espèrent ressortir de cette crise par le haut. C’est en tout cas les prévisions de Benjamin Smith, le directeur général du groupe, qui se dit “optimiste pour l’avenir“…

“Aussitôt que les frontières rouvriront, il est très clair que la demande rebondira”

Quoi qu’il se passe à l’avenir à cause de la crise du coronavirus, cela restera  un début de gouvernance exceptionnel pour Benjamin Smith, lui qui a repris les rênes de la compagnie aérienne il y a tout juste deux ans. Bien que ce dernier ne prédise un rebond d’après crise, qui devrait accompagner la reprise de l’économie, un tel arrêt de l’activité n’était surement pas prévu dans ses plans.

Le patron du groupe reste tout de même optimiste. Se basant sur l’histoire passée, il explique qu’il a toutes les raisons de croire en un rebond rapide de l’économie : “Quand vous regardez les industries ces 100 dernières années, il y a toujours un rebond après une crise. Les citoyens ont toujours envie de voyager et de parcourir le monde. Énormément de clients doivent visiter leurs familles“.

Cette situation reste tout de même exceptionnelle et imprévisible, avoue malgré tout le directeur d’Air France-KLM : “Cela fait 30 ans que je travailleJ’ai vécu beaucoup de crises. Je n’avais jamais imaginé quelque chose comme cela“.

Régler la situation au plus vite pour sauver l’économie et les emplois chez Air France

Au delà des conséquences économiques pour le groupe, Benjamin Smith espère que l’activité reprendra aussi pour permettre à ses salariés de reprendre un vrai rythme de travail. En effet, à cause de la crise, il explique avoir dû mettre un grand nombre de travailleurs de côté, puisque l’activité du groupe ne justifiait plus autant de personnel : “C’était assez compliqué. En France, nous avons mis 50 000 salariés en activité partielle“, explique-t-il.

De plus, même au niveau financier, le groupe ne peut pas se permettre de conserver un climat porté par l’incertitude d’économique. Comme l’explique le responsable du groupe aérien, sa société se base en grande sur des coûts variables. Or, dans une société où les entrés et sorties d’argent se chiffrent en milliards d’euros, les marges d’erreur sont presque nulles : “Nous avons complètement arrêté de dépenser nos coûts variables. Dans une société aérienne, 50% de nos coûts sont variables. À Air France-KLM, nous avons des coûts de 26 milliards d’euros, avec des marges de 5 ou 6%. Il est clair qu’on perd beaucoup d’argent. Il est clair qu’on savait que nous serions devant le mur très rapidement”.

Face à cette crise, le PDG d’Air France-KLM, bien que confiant, a tout de même avoué redouter quelques craintes quant à l’avenir et à la santé économique de son groupe. Face à une crise toujours hors de contrôle, il est difficile de voir à long terme…

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