Le jouet français est bien là pour les fêtes

À 15 jours de Noël, le jouet « made in France » peut tirer son épingle du jeu et arracher une bonne place au pied du sapin.

D’après la Fédération des commerces spécialistes des jouets et produits de l’enfant (FCJPE), la part de marché des jouets français pèse actuellement entre 8 et 10 % du marché. Lee cabinet spécialisé NPD la considère plutôt à 12%. « nous voulons la porter à 15 % d’ici deux à trois ans », confie le président de la FCJPE, Alain Bourgeois-Muller. Aidé par des « marques emblématiques », telles Jeujura (jeux en bois), les peluches Kaloo, Smoby, les moulages Mako, le Dobble (Asmodée), les poupées Corolle ou le Mille Bornes (TF1-Dujardin), le secteur veut s’affirmer comme différend des grands concurrents nord-américains et asiatiques.

Premier avantage, « c’est un jouet qui se trouve moins sur internet ou dans les grandes surfaces mais plutôt dans les commerces spécialisés », affirme M. Bourgeois-Muller, ancien PDG de l’enseigne JouéClub. De plus, il souligne « une plus grande attention portée à l’éveil de l’enfant ». La réputation des jouets français n’est plus à faire. Les industriels français du secteur font 40 % de leurs ventes à l’export. Ces exportations sont menées par des produits phares à l’instar de Sophie la Girafe (Vulli), « véritable ambassadrice du “jouer français” à l’international », souligne-t-on. Leurs ventes à l’étranger représentent plus d’un cinquième du total pour les jeux de société et les puzzle ou 28 % pour les activités artistiques.

Ombre au tableau, « tout ce qui est technologique, on est moins bon », avoue M. Bourgeois-Muller, pour qui « il faut aller davantage vers la qualité, les jeux traditionnels, ceux avec une valeur ajoutée, pour plaire aux parents ».

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