“Appel de Christchurch” : pour un internet plus sûr

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La première ministre néo-zélandaise,  Jacinda Ardern, et le président français, Emmanuel Macron, ont lancé, ce mercredi 15 mai 2019, “l’appel de Christchurch”. L’objectif de cette réunion, qui réunit, à Paris, plusieurs chefs d’états et personnalités politiques, est de lutter contre les contenus terroristes diffusés notamment sur les réseaux sociaux. Pour ce faire, il est nécessaire de coordonner les mesures politiques avec les grandes entreprises privées du numérique. 

Réunir la sphère politique pour lutter contre la diffusion des contenus terroristes en ligne

De nombreux chefs d’états et représentants de la classe politique internationale ont répondu présent à l’Appel de Christchurch. On retrouve notamment le Premier ministre Canadien Justin Trudeau, la Première ministre du Royaume-Unis Theresa May, le roi Abdallah de Jordanie, le président du Sénégal Macky Sall ou encore Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne.

L’objectif de ce rassemblement international, organisé par Jacinda Ardern et Emmanuel Macron, est de poser une réflexion commune sur les enjeux liés au contrôle de la diffusion des contenus terroristes en ligne. Deux mois après la diffusion en direct de l’attentat des deux mosquées en Nouvelle-Zélande par son auteur, il est nécessaire de mettre en place des mesures de sécurité adaptées.

Coordonner les actions politiques avec les entreprises du numérique

La Nouvelle-Zélande a légiféré après la propagation d’images de l’attentat de Christchurch, qui est désormais un crime. D’autre états, comme la France, l’Inde ou le Royaume-Uni, ont également mis en place des législations préventives et répressives quant à la diffusion de contenus extrémistes sur internet. Cependant, Jacinda Ardern souhaite une coordination et des mesures internationales.

Ces mesures pourront s’établir pleinement seulement si les grandes entreprises privées du numérique et du web s’associent aux classes politiques. Le réseau social Facebook notamment, est régulièrement sujet à la diffusion de contenus violents diffusés en live (meurtres, suicides, viols, attentats…).

Dans un communiqué de presse en date de ce mercredi 15 mai 2019, l’entreprise a annoncé plusieurs mesures. Ces mesures prévoient notamment d’interdire l’utilisation du Facebook live aux personnes qui ont enfreint les politiques les plus sensibles du réseau social. Facebook a également précisé dans son communiqué que “quelqu’un qui partage un lien vers un communiqué d’un groupe terroriste sans élément de contexte se verra immédiatement interdire l’utilisation de Facebook Live” pour une période indéterminée”. 

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