Facebook se dit prêt à collaborer avec les autorités pour sa monnaie Libra

Facebook

Le géant des réseaux sociaux Facebook a annoncé mi-juin 2019 vouloir créer une cryptomonnaie. Baptisée Libra, elle devrait voir le jour vers le milieu d’année 2020. Les autorités financières américaines n’ont pas tardé à émettre certaines réserves vis-à-vis de la création de cette monnaie virtuelle, estimant qu’elle comptera pour beaucoup dans le système monétaire international. Face à cette méfiance, Facebook a annoncé vouloir collaborer avec les autorités en respectant tous les pré-requis.

L’annonce d’une nouvelle cryptomonnaie créée par Facebook a fait couler beaucoup d’encre le mois dernier. Baptisée Libra, cette monnaie virtuelle pourrait bien modifier tout le système monétaire international. Elle compte d’ailleurs parmi ses partenaires de nombreux leaders du secteur financier dont Visa, MasterCard et PayPal.

Après cette révélation, certains acteurs du milieu bancaire n’ont pas manqué de faire valoir leurs inquiétudes. Le cofondateur de Facebook, Chris Hugues a même avoué quele transfert du contrôle de la monnaie des banques centrales vers des entreprises privées” est inquiétant. Il n’a donc pas fallu longtemps pour que les pouvoirs publics américains s’en prennent à Libra. Le comité de la Chambre des représentants, chargé des problèmes en lien avec le milieu bancaire a demandé à Facebook de mettre en pause son projet de cryptomonnaie, afin de laisser le temps aux régulateurs d’évaluer les risques.

Steven Mnuchin, secrétaire au Trésor américain, s’inquiète des possibilités de paiement offertes aux activités illégales. “Ils vont devoir nous convaincre de normes très élevées avant d’avoir accès au système financier américain (…) L’activité illicite et la spéculation sont au cœur de ces cryptomonnaies” a-t-il expliqué.

Face à ces inquiétudes, Facebook a tenté une manœuvre d’apaisement. La firme a en effet expliqué qu’elle lancerait Libra seulement lorsque les craintes des autorités seront levées. David Marcus, en charge du projet de la cryptomonnaie devra se défendre devant le comité bancaire au Sénat. Il a notamment révélé une partie du discours qu’il tiendra : “L’Association Libra, qui gérera la réserve (libra), n’a pas l’intention de concurrencer les monnaies souveraines ni d’entrer dans l’arène de la politique monétaire (…) La politique monétaire relève proprement des banques centrales (…) Facebook ne proposera pas la monnaie virtuelle libra avant d’avoir pleinement pris en compte les préoccupations réglementaires et d’avoir reçu les approbations appropriées”.

Pour rassurer plus profondément les autorité américaines, David Marcus explique d’ailleurs que “si l’Amérique ne mène pas l’innovation dans le secteur de la monnaie numérique et des paiements, les autres le feront. Si nous n’agissons pas, nous pourrions bientôt voir une monnaie numérique contrôlée par d’autres dont les valeurs sont radicalement différentes”.

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