Coronavirus : des chercheurs redoutent une distanciation sociale jusqu’en 2022

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Alors que le déconfinement et le retour à une vie “normale” est déjà prévu pour le 11 mai dans la tête de nombreux français, une étude de l’université de Harvard pourrait bien venir revoir ces estimations à la baisse… Et de beaucoup. En effet, avec les résultats de leur étude, ils préconiseraient d’alterner des périodes de libertés contrôlées avec des périodes de confinement. L’objectif serait, à moyen terme, de construire une immunité collective face au coronavirus.

Vers un confinement allant jusqu’en 2022 ?

Et si le confinement imposé par le coronavirus ne se comptait plus en jours, ni même en mois, mais bien en années. Cette idée a de quoi faire peur, mais elle est bien envisagée par certains chercheurs. En effet, à l’Université de Harvard, aux États-Unis, une étude s’est penchée sur les options qui pourraient suivre la sortie de cette crise sanitaire. Parmi elles, les scientifiques ont retenu la mise en place de mesures de distanciation sociales pouvant aller jusqu’en 2022.

Pour arriver à ce résultat, les chercheurs sont partis du postulat que l’épidémie allait être saisonnière et que le virus réapparaitrait de manière exponentielle en hiver, pendant la saison la plus froide. Tout en prenant en compte que cette étude a dû faire avec des inconnues, notamment sur le niveau et la durée de l’immunité acquise par une personne contaminée, les résultats restent tout de même alarmants. Ainsi, Stephen Kissler, l’un des responsables de l’étude, a expliqué qu'”une mesure ponctuelle de distanciation sociale sera probablement insuffisante pour que l’incidence de SARS-CoV-2 reste dans les limites de la capacité des services de réanimation aux États-Unis” et qu’en l’absence d’une solution médicale forte, à savoir un traitement ou un vaccin, “des périodes intermittentes de distanciation sociale seront sans doute nécessaires“.

Alterner des périodes de confinement et d’ouverture pour lutter contre le coronavirus

Ainsi, l’étude explique que les autorités dirigeantes des pays devront, avec l’aide des spécialistes médicaux, mettre en place des périodes de confinement et d’ouverture alternées afin de prévenir d’un potentiel regain de l’épidémie.

Marc Lipsitch, un professeur d’épidémiologie, explique que les gouvernements vont devoir gérer, d’une main de maître, les semaines, les mois, voire les années à venir, afin de mettre en place une immunité collective. L’objectif serait de planifier des périodes de déconfinement épisodiques, où le virus pourrait circuler et contaminer une partie de la population. Ainsi, avec des contaminations “contrôlées”, les personnes pourraient développer une résistance au coronavirus et ainsi participer à l’instauration d’une immunité collective.

Cependant, ces mesures de déconfinement ne devront pas être trop rapides et non contrôlées : en effet, en cas de perte de contrôle, les pays, sinon le monde entier, pourrait replonger dans une nouvelle vague épidémique.

À l’inverse, le déconfinement ne devra pas être trop strict non plus. En cas de sortie de confinement trop limitée, trop peu de personnes développeront une résistance face au virus et cela empêcherait de bâtir cette immunité collective, tant recherchée par les médecins et les spécialistes de la santé.

Toute la difficulté, de cette sortie de crise résidera donc, si aucun vaccin n’est trouvé, dans la capacité des gouvernement et des populations à mettre en place des périodes de distanciation sociales intermittentes et de les respecter.

Une chose est sure pour la communauté scientifique, le coronavirus ne disparaitra pas du jour au lendemain et il risque de profondément perturber nos vies pour les mois et les années à venir.

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