Pass sanitaire : les restaurants, bars et cafés concernés à partir du lundi

A l'intérieur d'un restaurant

 

Déjà en vigueur depuis le 21 juillet dans certains lieux de loisirs et de culture, le pass sanitaire va s’étendre, à partir du lundi 9 août, aux espaces accueillant du public comme les restaurants, bars et cafés. S’ils veulent bien contribuer à la lutte contre la propagation du Covid 19, ces établissements craignent la réaction des consommateurs, profondément divisés sur l’application de cette mesure.

Le Conseil constitutionnel a validé, jeudi 5 août 2021, l’extension du pass sanitaire, plus d’une semaine après son adoption par le Sénat. Déjà en vigueur depuis le 21 juillet dans certains lieux de loisirs et de culture, ce document va s’appliquer, à partir du lundi 9 août, aux espaces accueillant du public comme les restaurants, bars et cafés. Ainsi, il sera requis pour accéder à ces établissements, aussi bien à l’intérieur qu’en terrasse. Ce certificat numérique permet de prouver qu’une personne a reçu ses vaccins, qu’elle a été testée négative ou s’est rétablie de la Covid-19. Il utilise un code QR sécurisé lisible par smartphone via l’application TousAntiCovid Vérif.

Une charge supplémentaire attendue

Dès lundi, les restaurants, bars et cafés devront s’assurer que leurs clients disposent de ce papier ou preuve numérique avant de leur ouvrir leurs portes. Pour les exploitants de ces espaces, il peut en résulter une charge supplémentaire à cause du recrutement d’agents de sécurité complémentaires pour opérer les contrôles. D’après une estimation du CNCC, l’addition devrait s’élever à plusieurs milliers d’euros par mois selon la taille des lieux. D’ailleurs, ils devraient aussi gérer un autre problème : la colère et les injures des clients recalés, alors que la protestation contre le pass sanitaire s’amplifie en France.

Des manifestations dans toute la France

Le samedi 31 juillet 2021, plus de 200 000 personnes ont manifesté en France contre la vaccination obligatoire et la présentation de ce document à l’entrée des commerces. Un chiffre plus important que celui enregistré lors des deux samedi précédents (160 000 et 110 000 protestataires). Pour cette quatrième semaine, les autorités ont recensé plus de 237 000 dans 172 cortèges partout sur le territoire national. Rien qu’à Paris, la préfecture a compté 17 000 marcheurs (ontre 14 000 le samedi31 juillet). Les manifestations à venir devraient rassembler davantage de persones car 4 Français sur 10 déclarent soutenir ces marches. Mais, d’après plusieurs observateurs, le mouvement va rapidement atteindre un pic pour redescendre comme c’est le cas avec les Gilets jaunes.

Des méthodes anti-commerciales et discriminatoires

Cette mobilisation grandissante est une source d’inquiétude. En effet, les gestionnaires d’établissements craignent un impact négatif sur la fréquentation de leurs lieux. De nombreux consommateurs ont déjà refusé de réserver des places là où on applique à la lettre les contrôles du pass sanitaire. L’Association des maîtres restaurateurs redoute une perte de chiffre d’affaires comparable à celle subie par les salles de cinéma, il y a quelques semaines. Face à cette perspective peu rejouissante, certains professionnels ne cachent donc plus leur exaspération.

« Ce sont des méthodes qui sont complètement anti-commerciales et discriminatoires, mais est-ce qu’on a vraiment le choix ? », s’agace un restaurateur au micro d’Europe 1. S’ils ne contrôlent pas le pass sanitaire, ils s’exposent aussi à des sanctions sévères. Ils pourraient être condamnés à un an d’emprisonnement et à 9 000 euros d’amende en cas de manquement, comme l’a précisé le Conseil constitutionnel. Pis, l’Etat pourrait décider de fermer l’établissement réfractaire.

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