Cabines de bronzage : les résultats d’une enquête alarmante

Alors que les cabines UV font déjà l’objet d’un débat concernant les risques pour la santé, la DGCCRF vient de publier des résultats peu flatteurs pour le secteur. Sécurité des appareils, affichage des prix, informations auprès du consommateur…le point sur les conclusions de l’enquête.

63 % des cabines contrôlées ne respectent pas les normes en vigueur

Le secteur des cabines de bronzage fait l’objet de contrôles réguliers notamment suite aux évolutions successives de la réglementation dans le secteur (2013, 2014 et 2016). La DGCCRF, Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes vient de publier il y a deux jours les résultats de son dernier contrôle en date. 

Sur les 982 établissements (essentiellement en instituts de beauté et centres de bronzage) 63% des cabines ne respectent pas la réglementation en vigueur. Ces « non-conformités » concernent la sécurité des appareils (absence de contrôle technique ou personnel non formé à leur utilisation) et les pratiques tarifaires (non affichage, pratiques promotionnelles illégales). Au total, le contrôle effectué a abouti à 358 avertissements, 242 injonctions, 31 procès-verbaux administratifs et 25 procès-verbaux pénaux.

Le secteur avait pourtant déjà fait l’objet d’une large enquête : en août 2016, 62 % des 1 129 établissements contrôlés présentaient des anomalies réglementaires.

 

Un danger pour la santé ?

La publication de ces résultats par la DGCCRF vient jeter le trouble sur un secteur déjà au centre d’interrogations. Dans un contexte d’augmentation par trois du nombre de mélanomes entre 1980-2005, les autorités sanitaires s’intéressent en effet de près au rôle joué par les cabines solaires dans la propagation des cancers de la peau. En 2016, l’ANSES Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail publiait ainsi un dossier consacré au bronzage en institut et pointait le lien entre exposition en cabine et risque de mélanome : « Les données épidémiologiques montrent que le fait d’avoir été exposé au moins une fois dans sa vie à un appareil émettant des UV artificiels entraîne une augmentation de 15 % du risque de développer un mélanome cutané. »

Malgré les risques avérés à l’exposition aux rayons UV, on voit apparaître aujourd’hui des phénomènes de “tanorexie“, véritable addiction au soleil. Les conclusions de l’enquête de la DGCCRF rendra peut-être le consommateur un peu plus méfiant…

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